Sur ces motus dénudés de relief, entourés par les lagons et l’océan, les activités possibles sont invariablement orientées autour des joies qu’offre la mer. Petits et grands en profitent pleinement, notamment lors de grande journée de pêche, activité principale des Paumotus.
Les variétés de poissons sont nombreuses et certaines pêches sont parfois plutôt surprenantes.
Une des pêches très prisées par les Paumotu est la pêche au varu. Dangereux à attraper, ce crustacé a une chair particulièrement délicieuse. La pêche du matin, quelques morceaux de bois et de la farine mélangée à l’eau salée… très vite, un petit motu désert devient le bivouac des pécheurs qui prennent toujours beaucoup de plaisir à savourer dans le calme d’une nature sauvage, poissons et crustacés…. sous l’œil attentif de la faune locale.
Si les Tuamotu permettent, lors de nombreuses excursions de devenir le Robinson Crusoé d’un jour, il existe de confortables hôtels de haut niveau, qui offrent une détente bien méritée. Sur les atolls plus isolés, le visiteur dormira dans de charmantes petites pensions de famille et rejoindra, pour les plus courageux, en pirogue, pour les autres en bateau à moteur, le village le plus proche pour assister le dimanche à la messe. Convertis au 18ème siècle au christianisme par les missionnaires européens, les Paumotu sont aujourd’hui très pratiquants et la messe est toujours un grand moment de communion et de sérénité.
Et tandis que certains profitent d’un repos tranquille, d’autres, vaillants, rejoignent les cocoteraies et rassemblent les noix de coco tombées à terre pour en extraire les copeaux. Ils obtiennent ainsi le coprah, résidu sec de la matière blanche de la noix de coco. Grâce à son pana, le coprahculteur effectue un bref et énergique mouvement du poignet pour séparer l’amande séchée de la coque. Les copeaux récoltés seront alors séchés puis envoyés vers Tahiti afin d’en extraire leur huile.
Mais le coprah est une ressource secondaire des Tuamotu.
En effet, la perliculture est incontestablement le noyau économique des Tuamotu. De très nombreuses fermes perlières peuplent les lagons des atolls et donnent naissance aux célèbres perles de Tahiti. Les étapes, avant même d’obtenir ces perles sont nombreuses. Il va falloir collecter les jeunes huîtres, puis les attacher à des lignes d’élevage afin d’attendre leur maturité.
Les huîtres seront alors greffées par le dépôt d’un greffon dans l’organe reproducteur, suivi de l’introduction d’un nucleus, bille parfaitement sphérique de 6 mm environ. Dès lors, les cellules du greffon se développent autour du nucleus pour former le sac perlier, qui, une fois fermé, sécrétera la matière nacrière.
Les huîtres ainsi greffées sont placées dans des petits paniers métalliques pour éviter qu’elles soient mangées par les balistes, puis re immergées dans le lagon. Chaque opération est très délicate et le retour à la mer qui permettra aux nacres d’enfanter les perles est toujours vécu sous l’œil du hasard… ou de la providence.
Mais les fonds sous-marins réservent bien d‘autres joies pour ceux qui les explorent. De simples masques et tubas permettent d’admirer la faune des petits poissons ou des majestueuses raies qui sillonnent le lagon. La plongée sous-marine est l’activité touristique la plus pratiquée aux Tuamotu. Il existe de très nombreux centres de plongée qui permettent à chacun d’explorer en toute sécurité une faune aquatique qui ne cesse d’émerveiller.