L'archipel des Marquises


Situé au cœur du pacifique, l’archipel des Marquises est certainement le plus mythique de Polynésie Française. Blocs de lave surgis de l’océan, ces îles hautes semblent défier en permanence l’immensité de la mer. Dans ces montagnes indomptées, l’hélicoptère reste le moyen le plus rapide pour se déplacer. Ce relief impressionnant est strié de profondes vallées et d’avancées rocheuses.



Les massifs basaltiques sont directement livrés aux assauts des vagues et de la houle. Des cratères, partiellement immergés, forment de vastes amphithéâtres où se nichent les rares localités.

Seules 6 des 15 îles marquisiennes sont peuplées et totalisent près de 8000 habitants, qui se regroupent dans les villages en bord de mer, toujours très fleuris et bien entretenus.

A pied, à cheval ou à vélo, chacun vaque à ses activités dans le calme et la nonchalance. Vers la fin de la journée, les femmes aiment se rassembler et passer des heures entières à jouer au Bingo, jeu très apprécié sur l’île de Nuku Hiva. Les enfants, quant à eux, profitent des petits coins de verdure, parsemés sur le chemin du retour à la maison. Pour visiter les nombreux sites entourant les villages, le 4x4 est le moyen de transport indispensable afin d’accéder aux pistes chaotiques qui mènent aux anciens marae.

Ces lieux de culte ancestraux, que l’on retrouve sur presque toutes les îles de Polynésie Française, sont, dans l’archipel des Marquises, particulièrement bien entretenus et restaurés. On peut ainsi très nettement distinguer les anciennes esplanades, tohua, qui étaient essentiellement réservées aux danses lors des festivités communautaires. Parsemés sur les îles, les tikis, statues anthropomorphes, ont chacun leur histoire.

C’est aux Marquises que l’on découvre notamment le tiki Moe, unique représentation orné d’une couronne de tiare. La visite des sites est toujours très spectaculaire, ne serait-ce que pour l’ambiance étrange qui s’en dégage et à laquelle on ne peut échapper.

Mais les Marquises, c’est également quelques longues plages tranquilles en bord d’océan au sable blanc ou ocre. Il semble cependant que seuls les oiseaux en profitent car la majorité des activités marquisiennes se tournent vers l’intérieur de l’île. Souvent situé en hauteur, l’on peut admirer ces plages et ces baies des hôtels luxueux que l’on trouve sur les îles principales.

Tout est conçu pour que le visiteur profite d’un repos bien mérité après les dures excursions de la journée. Toutes les îles ne possèdent pas de grands hôtels mais de nombreuses pensions de famille accueillent chacun très chaleureusement. De leurs immenses forêts à la végétation luxuriante, les marquisiens exploitent chaque parcelle. Des palmes de cocotiers, les femmes tressent les longues feuilles encore vertes pour en faire des paniers, des chapeaux, ou simplement des objets de décoration.

Les hommes, quant à eux, sculptent le bois et façonnent toute sorte d’objets artisanaux à l’aide de motifs marquisiens. Chaque matière est utilisée. Les fibres de coco, habilement tressées, deviennent de jolies parures. Les écorces de jeunes troncs d’arbres, une fois décollées du bois puis martelées à l’aide d’un battoir deviendront le tapa, matière sur laquelle l’on dessine de nombreux motifs, que l’on retrouve souvent en tatouages, véritable symbole, aujourd’hui encore, de l’identité du tatoué. Autrefois considéré comme signe de bravoure, il était fièrement arboré par les anciens guerriers.

Ces rites sont aujourd’hui encore représentés notamment lors de spectacles de danses et de chants guerriers. Certaines danses, quant à elles, racontent d’anciennes légendes, tout comme la danse de l’oiseau, majestueusement représentée par la meilleure danseuse du groupe. Ces femmes qu’un peintre maudit a tant aimé dessiner… Paul Gauguin. Le peintre est omniprésent aux Marquises, notamment sur l’île de Hiva Oa où il passa de nombreuses années.

La fameuse maison du jouir dans laquelle il vécut a été entièrement refaite. Attenant à la maison du jouir, Jojo, l’avion personnel de Jacques Brel trône dans le ciel. Ces deux artistes, amoureux des Marquises, sont enterrés dans le petit cimetière du Calvaire.

Beaucoup plus haut, en pleine nature, une stèle en souvenir du chanteur belge a été érigée en 1993. Il semble ainsi pouvoir jouir pleinement des magnifiques paysages de l’intérieur de l’île. Il n’est pas rare, lors d’excursions vers les sites archéologiques, de rencontrer au hasard des chemins, quelques chevaux qui profitent pleinement du calme des montagnes. Terres de légendes, les Marquises abondent de vestiges. Véritables musées à ciel ouvert, ces sites font l’objet de nombreux travaux archéologiques afin que les trésors de la mémoire marquisienne ne disparaissent avec le temps.

Rédigé par Rédacteur de tahitifilms le Vendredi 27 Mars 2009



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Repérages
Vallée de la fautaua, Tahiti  (Polynésie française)
Vallée de la fautaua, Tahiti  (Polynésie française)
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Motu, Moorea (Polynésie française)


Casting
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Décors
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