L’Abbaye de Fontenay dans Cyrano de Bergerac, le Louvre du Da Vinci Code, la Provence de Manon
des Sources et Jean de Florette, le Montmartre d’Amélie Poulain ou le Versailles de Marie-
Antoinette…. Autant de films et autant d’imaginaires. Autant de lieux aussi, rendus à nos mémoires et
à nos rêves par la magie du 7ème art.
A n’en pas douter, le cinéma est une grande invitation au voyage. Investissant espaces et
monuments, il éveille en nous l’envie de les connaître. Une étude réalisée par l’IFOP en 2004 montre
ainsi que près des 2/3 des touristes étrangers en France ont été influencés par la vision d’un film dans
les 3 dernières années.
Nombre de Français le sont tout autant. Ainsi, sur le seul territoire français, environ 20 longs métrages
sont vus chaque année par plus de 5 millions de personnes.
A l’heure où la part de marché du film français se hausse à un niveau historiquement élevé, quand on
sait que la production française est le première d’Europe et la 3ème du monde après les Etats-Unis et
l’Inde, on mesure tout le rôle du cinéma dans l’attractivité et le développement économique et
touristique de notre pays.
C’est dans ce contexte que la France vient de se doter d’un nouveau crédit d’impôt destiné à faciliter
le tournage des films étrangers sur son territoire.
Il n’en demeure pas moins que les passerelles entre le public et les lieux découverts à l’écran sont
encore trop incertaines ; que les échanges entre tourisme et cinéma demeurent fragiles. De nombreux
opérateurs publics et privés du tourisme dans les pays étrangers l’on d’ailleurs bien compris : ils
intègrent les synergies avec le cinéma et la télé dans la palette de leurs moyens d’actions aussi bien
avant, pendant et après les tournages.
C’est pourquoi ODIT France et la Commission Nationale du Film - Film France, ont décidé de publier
ensemble un guide pratique pour renforcer les liens entre ces deux secteurs et les encourager à
travailler ensemble que ce soit au niveau
• Du marketing territorial pour attirer les tournages sur les territoires
• De l’accueil des équipes de films sur les sites
• De l’ensemble des actions à mettre en oeuvre, après la diffusion des films, pour faire venir les
touristes sur les sites de tournage
Ce guide, qui est une première, a vocation à encourager acteurs publics et privés du tourisme et de
l’audiovisuel à s’engager résolument dans cette voie d’avenir.
Les principales conclusions du Guide
• Les principales régions à avoir travaillé sur le sujet sont l’Ile de France, Rhône Alpes et
Provence Alpes Côte d’Azur
• Les 5 facteurs clefs pour évaluer les retombées économiques directes du tournage d’un film
sur un territoire sont :
Le budget de l’oeuvre
Les ressources humaines et techniques du territoire mobilisées (présence ou non de
studios d’enregistrement, d’équipes de techniciens et comédiens localement)
La nature du film (les films d’époques mobilisent plus de budgets)
La concentration géographique des tournages (plus favorables à l’embauche locale)
La politique plus ou moins incitative de la collectivité territoriale
L’impact touristique sera quand à lui renforcée par la présence à l’écran d’un élément
emblématique du territoire (ou de sa place virtuelle), ainsi que par la présence de stars
connues du grand public.
• L’impact économique des tournages peut être très important pour un territoire puisque entre
15 à 25 % du coût total d’un film (ou entre 25 à 40 % de son coût de fabrication) est dépensé
sur le territoire qui l’accueille. Cela représente, selon le film (petite production à
superproduction), de 15 000 à 200 000 euros de dépenses, par jour de tournage en France
• Aujourd’hui la part des films étrangers tournés sur le territoire français représente environ 5%
de l’activité du secteur en France. Le crédit d’impôt récemment voté, qui améliore
sensiblement la compétitivité de la France, devrait accroitre ce pourcentage.
• Attirer un tournage sur son territoire suppose la mise en oeuvre d’une réelle politique de
marketing territorial (utilisation des outils traditionnels du marketing : prix, produit,
commercialisation, participation à des salons professionnels, eductours à l’intention de
scénaristes,…)
• Une fois le film réalisé, il peut constituer un excellent produit touristique. Citons les initiatives
prises par certains territoires, les pays anglo-saxons ayant été les précurseurs en la matière
(movies maps, city tours thématiques sur les lieux de tournages etc.).
Contact Aurore Longuet, Conseiller chargé de la presse et de la communication
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