Le comité tripartite (Pays, Etat, élus de l'Assemblée de Polynésie Française) constitué pour l'organisation des Etats Généraux en Polynésie Française s'est réuni le 16 juin à la présidence de la Polynésie Française pour le lancement officiel des Etats Généraux. Ce comité est co-présidé par le président Oscar TEMARU et le haut-Commissaire de la République, représentant de l'Etat, Adolphe COLRAT.
Sept ateliers ont été constitués autour des thèmes suivants :
Atelier 1 : La Polynésie française face au choc de la crise économique et financière : Plan de relance et renforcement de la cohésion sociale
Atelier 2 : Grands projets structurants et développement durable
Atelier 3 : Le renforcement de la contribution des productions locales au développement économique et la promotion d'un développement endogène au bénéfice des polynésiens
Atelier 4 : Le renforcement de l'efficacité du fonctionnement des institutions de la Polynésie française
Atelier 5 : La mise en oeuvre d'un partenariat rénové entre la Polynésie française, les communes et l'Etat
Atelier 6 : La promotion de la culture polynésienne et le développement culturel et artistique en Polynésie française
Atelier 7 : Gérer l'après nucléaire : mémoire, reconnaissance, et responsabilités
Le calendrier des Etats Généraux de la Polynésie Française s'étale sur une période de plus de trois mois avec une période de diagnostic qui s'achèvera fin juillet. La synthèse générale, sa validation et sa restitution auront lieu avant fin septembre.
Interview de Monsieur Adolphe Colrat, Haut-commissaire de la République en Polynésie française
Nous avons la chance en Polynésie française d’avoir trois identités que symbolisent derrière moi nos trois drapeaux. Notre identité polynésienne d’abord qui est une réalité océanienne et pacifique, immense espace dont la mise en valeur est à peine esquissée. Notre identité française bien sur qui nous ouvre à la solidarité nationale au sein d’un grand Pays. Notre identité européenne, enfin, qui se construit progressivement.
A partir de là, nous disposons de beaucoup d’atouts pour conduire notre développement économique, social et humain et pour assurer l’avenir de notre jeunesse, c’est notre première responsabilité ;
Les Etats généraux sont une très belle occasion de mobilisation, de réflexion, d’imagination et de propositions.
Chacun doit pouvoir y participer et s’exprimer librement. Face à la crise, face aux défis économiques et sociaux, nous ne baissons pas les bras. Nous voulons créer de la richesse et des emplois dans le respect de notre environnement exceptionnel, dans le respect de notre culture.
Cette ambition collective, cette volonté d’ouverture et de partage, cet idéal qui nous élève au-dessus de nous même, c’est ce que concrètement signifie pour moi la République.
SOURCE Haut-commissariat de la république en Polynésie française
IMAGES Claire Schwob SON Tuhiva Lambert PRODUCTION Tahiti nui companies
Interview de Monsieur Michel Paoletti, membre du CES
J’étais de ceux qui ont demandés l’extension de la procédure des Etats généraux à l’ensemble de la collectivité lorsque que le gouvernement central a décidé de créer cette procédure et je pense qu’elle est absolument indispensable.
Aujourd’hui, toutes les collectivités s’interrogent, d’une manière ou d’une autre, sur leur destin, le système des Etats généraux est un système qui permet de réunir beaucoup de gens et surtout en utilisant les procédés aujourd’hui numériques qui permettront, je l’espère, de réunir encore plus de témoignages, y compris de témoignages éloignés.
Ces Etats généraux donc, devraient permettre d’éclairer l’avenir, et pour éclairer l’avenir, il n’y a rien de mieux que de consulter les gens.
La Polynésie a, de son côté, une expérience dans ce domaine : elle a, il y a déjà maintenant une vingtaine d’années, lancée ce qui était la charte de développement, c'est-à-dire des réflexions analogues à celles des Etats généraux d’aujourd’hui.
La charte de développement a permis, à un moment où on s’interrogeait sur l’avenir du centre d’expérimentation nucléaire, de définir les lignes d’un développement à dix ans et qui a donné lieu au vote par le parlement d’une loi. Cette loi s’est achevée en 2004.
Sur dix ans, il y avait quelque chose d’assez claire comme cheminement à suivre par la Polynésie.
Ce qu’il y avait de particulier dans l’exercice que nous avions fait, et qui est ce qui est proposé aujourd’hui encore, c’est que c’est un exercice qui n’est pas seulement fait à l’intérieur, c’est un exercice qui est également fait avec l’Etat.
Il est évident que la Polynésie, comme les autres collectivités, parties de la République française, ont besoin de l’Etat, voire de l’Europe.
SOURCE Haut-commissariat de la république en Polynésie française
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Interview de Monsieur Tamatoa Bambridge. responsable de l'atelier "La Polynésie française face à la crise"
Les Etats généraux constituent une triple chance à la foi pour la France des Outre-mers et en particulier la Polynésie française. C’est un moment historique parce que c’est un moment où on va réunir à la fois la société civile, les forces vives de l’Etat et du Gouvernement de la Polynésie française pour débattre du développement durable et du développement de cette collectivité pour les vingt prochaines années.
C’est une occasion que l’on a saisie et qui est en train d’être mise en place.
Je suis plus particulièrement chargé de l’atelier n°1 qui est « La Polynésie française face à la crise économique et financière et la cohésion sociale ». On y aborde, avec la société civile, les questions relatives à la structure de l’économie insulaire, on y aborde les questions de politique de relance : quelle politique de relance pour des investissements durables. On y aborde les questions de gouvernances économiques et financières, quelles fiscalités directes et indirectes pour demain, quelles règles en matière de concurrence, de monopole, d’entente qu’on met en place, et enfin, la question très importante de la cohésion sociale, quels sont les systèmes de redistribution, leur efficacité ou leur inefficacité, … Toutes ces questions là vont être discutées, débattues et vont faire l’objet de propositions.
Ces propositions seront ensuite transmises aux organisateurs de ces Etats généraux, à savoir l’Etat et au Gouvernement de la Polynésie française, en espérant, en souhaitant que ces propositions soient ensuite inscrites dans une politique de développement plus large.
SOURCE Haut-commissariat de la république en Polynésie française
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